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InTALENTgenceBlog
 

Le H de la semaine #9

 

 

Nous vivons dans un pays où tout le monde est libre de choisir comment gagner sa vie mais où près de 60% des salariés déplorent avoir choisi un mauvais métier - en tout cas un métier qui ne leur convient pas, où ils ne s’épanouissent pas, qui leur pèse au quotidien et les prive du bonheur auquel ils aspirent.

Ces salariés, que nous appellerons candidats, nous en rencontrons tous les jours chez Hudson. En recrutement (il en va différemment en coaching ou en outplacement où les enjeux ne sont pas les mêmes), ils nous font rarement part de leurs doutes, des choix incertains qu’ils ont réalisés, de la non reconnaissance des mérites qui sont les leurs et dont ils peinent à comprendre qu’ils n’aient pas été mieux appréciés… Conditionnés sinon contaminés par un état d’esprit positif, ils savent ou croient savoir que l’entretien de recrutement est une sorte de pokerface, où tout doit apparaître, à l’inverse de la vie, propre, net, simple, sans nulle trace d'ambiguïté ni de défaillance.

Rares donc sont ceux qui se livrent sans calcul, à cœur ouvert, prêts à nous confier spontanément, sinon leur « petit tas de secrets », au moins leurs hésitations, leurs doutes ou leurs échecs. S’ils s’y risquent, encore le font-ils d’une manière qu’ils essaient de rendre assurée voire allante car ils sont conscients que le faire autrement, sur un ton amer ou circonspect, saperait durablement leur candidature.

Ils se trompent. Comme l’écrit Nabokov dans la Vraie vie de Sebastian Knight « J’étais si maladroit que je trouvais toujours le moyen d’une manière ou d’une autre de commettre la faute que j’étais le plus anxieux d’éviter ». Oui, autant être sincère, c’est-à-dire penser ce qu’on dit et le faire sans fard ni esbroufe, comme on se confierait à un ami bienveillant qui cherche à vous aider.

Nul ne croit, et nous moins que d’autres, aux parcours rectilignes, sans tâche ni heurt, ni aux vies qui s’y rattachent, idylliques, où tout s’agence comme dans un rêve, une sorte de sitcom conçu et tourné dans les studios de Hollywood. Nos vies professionnelles ressemblent à nos vies personnelles, soumises à des hauts que suivent des bas auxquels succèdent de nouveaux hauts et de nouveaux bas. Elles ressemblent à une étape de moyenne montagne du Tour de France où les cols de 3ème catégorie font la fête avec ceux de 2ème catégorie. Nous ne sommes jamais sûrs de franchir la ligne d'arrivée avec le maillot jaune ni avec celui à pois. Nous connaissons des défaillances dans les montées, il nous arrive de crever dans les descentes, nous sommes victimes de coups  de fringale ou de glissades dans les virages. Qu’importe : rien ne dit que le lendemain nous ne remporterons pas l’étape qui traversera la ville où nous sommes nés...

Chacun, au fond de soi, croit avoir identifié les ingrédients d’une vie réussie : obtenir un bon diplôme, accomplir une carrière ascensionnelle dans un secteur porteur et une entreprise où il fait bon vivre, trouver le ou la partenaire adapté(e) - l'aimé(e) ! -  autour duquel s'agrégera une famille douce et aimante avec laquelle on se consacrera à des loisirs aussi divers qu’ébouriffants (des voyages… du sport… des fêtes... de l’Art avec un grand A…).

Qu’est-ce qui nous empêche d’y parvenir ? Rien… Tout...

La matrice de cette vision idéale - et de tous ces bonheurs latents - reste la carrière que nous menons… Dis-moi ce que tu fais (et combien tu gagnes) et je te dirai si tu seras heureux. Le consultant en recrutement apparaît dès lors comme un accélérateur de particules ou, à l’inverse, quand les choses se passent mal, comme un empêcheur de tourner en rond - une sorte d'être malveillant qui nous priverait de ce que nous méritons… Le consultant bénéficie-t-il réellement d'un tel pouvoir ? Tout peut-il se jouer vraiment lors d’un entretien de recrutement ?

Un entretien de recrutement est avant tout un moment de vie où les candidats racontent leur vie... professionnelle - et qui se veut exclusivement professionnelle. Mais ne nous y trompons pas : on amène tout en entretien, ses diplômes, son expérience, ses skills, son tempérament, sa motivation - mais aussi ses doutes et ses soucis, les siens et parfois ceux de ses proches, ses joies du moment, sa vie en entier. Nos identités sont précaires et discontinues, hésitantes et soumises aux aléas du temps. Qui sommes-nous ? Quel est notre moi ? Serons-nous heureux, et si oui dans quel métier et à quel prix ? 

Chez Hudson, nous n'avons pas la prétention de répondre à ces questions mais il nous arrive souvent de les soulever, comme des pierres sur un chemin, avec une douceur infinie. Dessous nous trouvons la plupart du temps des trésors... qui mènent à des vies (plus) accomplies et (jusqu’alors) inconnues… C'est notre métier, ce sont nos vies, c'est la source permanente de nos joies…

 

 

Marc Puyoulet, Directeur Général Hudson France

 

 
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Le H de la semaine #8

 

 

C’est une drôle de dame qui sort de notre bureau, grande, précise, cassante. Un accent aristocratique, des manières qui vont avec, le genre à ne pas accepter qu’on la contredise.

Son nom : Exposition. Son prénom : Universelle. L’entretien que nous venons d’avoir avec elle fut bref et dense. A peine avons-nous eu le temps de placer trois mots, Oui, parfait, merci, que la porte se refermait, une enveloppe cachetée contenant nos honoraires restant en évidence sur le bureau et, dans son sillage, discrètes mais tenaces, les traces de son parfum.

Sa demande est à son image : bien formulée, n’appelant pas à négociation, urgente ascendant urgentissime. Nous avons compris que nous devions nous y coller sans tarder. En résumé : "Faites que mon expo à Paris soit inoubliable, technologiquement insurpassable, matériellement monumentale. Pas plus de 3 candidats en short-list. Vos honoraires seront les miens." 

Reprenons. Nous sommes à la fin des années 1880, l’Expo a lieu à Paris en 1889, du 6 mai au 31 octobre. Elle doit accueillir 20 millions de visiteurs (elle en accueillera 32.3 au final). Il lui faut, c’est l’objet même de sa demande, recruter un monument fût-il temporaire, qui marque les esprits, les renverse, les foudroie… On était comme ça, à cette époque, et peut-être l’est-on toujours, à vouloir faire grand, plus grand encore, histoire de montrer son savoir-faire, son génie, sa démesure. Elle n'avait pas ajouté, sa voix se serait-elle brisée ?, que le monument à recruter célébrerait le centenaire de la révolution française…

La réunion méthodologique que nous tenons dans l’heure doit nous permettre de resserrer la cible : à rebours de ce qu’on pense, elle l’élargit. Le pôle recherche, particulièrement inspiré, propose du monument en veux-tu, en voilà, persuadé que d’un lot extensible sortira l’élu(e) absolu(e). En l’absence d’instructions précises, c’est souvent une bonne manière de procéder : ne pas brider son imagination dans l'approche (cibles) avant d’être rigoureux dans l’exécution (choix, attraction, évaluation).

Premier CV : il est depuis (très) longtemps dans nos fichiers, on l'extrait à grand-peine, il est d'une longueur infinie... C'est la Grande Muraille de Chine, une jeune femme d'approximativement 2.200 ans. 6 à 7 mètres de hauteur (Glop Glop), 4 à 5 mètres de largeur (Glop Glop), 8.800... kilomètres de longueur, soit la distance entre Paris et… Oulan-Bator (Mongolie) : aussitôt ouh la la, aussitôt pas glop, pas glop. Écartée à l'unanimité.

Deuxième CV : depuis longtemps dans nos fichiers lui aussi, dans un autre style cependant, disons massif... Nom : le Colisée. Rond et aérien, accent italien, assez belliqueux. Longueur 187 mètres, largeur 155 mètres, hauteur 50 mètres – un colosse. Globalement oui, mais finalement non : pourquoi cet espace de jeux romains (Circenses) sans romains, sans fauves et sans gladiateurs ? Remarque très juste. Ecarté.

Troisième CV : encore une bonne connaissance, 73.5 mètres de long et 20.22 mètres de hauteur, le nez en vrac, le Sphinx de Gizeh. Une valeur sûre non ? Représentant Khéops (père) ou Khépren (fils), on ne sait pas trop, le tout sur un corps de lion couché sur son lit de sable, il souffre d’un handicap : sa concurrence avec l’Obélisque de Louxor, offerte par l’Egypte à Charles X en 1830 et sise place de la Concorde. Alors ? Alors, on écarte.

"Et si on tentait celui-ci ?" propose une chargée de recherche un grand sourire aux lèvres. Surprise parmi les présents : c'est le CV de Central Park qu'elle nous propose. Soudain, nous voilà transportés à New York, du vertical à l'horizontal : 341 hectares, 500.000 arbres et arbustes, une vraie forêt en plein cœur d'une autre forêt autrement minérale et vertigineuse, celle des gratte-ciels de Manhattan. "Attendez, combien de personnes ont œuvré à l'aménagement du parc ?". "Euh... 20.000..." "Et ça a duré combien de temps ?" "Euh... 15 ans...". Sérieux, on é-car-te.

D’autres CV défilent, qui ne doivent rien à personne, qui bousculent les calendriers et survolent les frontières. En guise d’annuaire et à défaut d’autre chose (jusqu'à preuve du contraire et l'avènement des humanoïdes, un cabinet de recrutement ne fabrique pas de candidats mais il identifie les meilleurs, les attire, les convainc), nous avons étudié la carte du patrimoine mondial de l’humanité. 1.031 biens répertoriés : 802 culturels, 197 naturels et 32 mixtes. L’ Italie en compte 51 devant la Chine (50) et l’Espagne (45) – la France (42) est 4ème. Rien n’émerge cependant.

Et puis, on songe à cette candidate, la Tour Eiffel, du nom de Gustave, son concepteur. Nous l'avions rencontrée quelques mois plus tôt, dans des conditions difficiles puisqu'elle échouait à entrer dans notre bureau. Elle avait essayé (en vain) de glisser son pilier nord par la fenêtre : avec ses 312 mètres et ses 10.100 tonnes, autant dire que c'était mal barré. Nous lui avions proposé, alarmés, de nous retrouver en plein air, tiens pourquoi pas au Champ de Mars, vous situez ? Nous l'y avions retrouvée quelques heures plus tard, posée devant la Seine et derrière l'Ecole Militaire. Haute certes (elle restera le monument le plus élevé du Monde pendant 41 ans, détrônée par le Chrysler Building à New York) mais globalement à son aise dans cet environnement aéré (même si de nombreux Parisiens la détestèrent d'emblée, certains tels Verlaine allant jusqu’à faire des détours pour ne jamais la voir). D'une voix un rien métallique, elle nous avait expliqué déplorer cette situation, qu'elle avait mis 2 ans 2 mois et 5 jours à voir le jour et qu'elle constituait, mieux que "quiconque", une vitrine du savoir-faire technique de l’ingénierie française. 

Elle nous avait convaincus et nous l’avions présentée à L’Exposition Universelle, au motif qu’elle frapperait durablement les esprits et assurerait longtemps la signature de Paris dans le monde. Notre cliente avait approuvé et tiqué en même temps, consciente de la prouesse que l’édification de la Tour constituait, doutant toutefois de son caractère esthétique – cette masse écrasant la rive gauche de l’Ouest parisien. En réglant nos honoraires de fin de mission, mi satisfaite, mi déçue, elle nous avait confié que c’était bien, oui, impressionnant à l’évidence, mais qu’elle la conserverait 20 ans, pas un jour de plus.

121 ans plus tard, en 2010, la Tour Eiffel a fêté son 250 millionième visiteur : c’est le bâtiment le plus visité au monde et le Totem des Parisiens. Nous, consultants, l’affirmons toujours : recruter, c’est voir loin…

 

Marc Puyoulet, Directeur Général Hudson France

 

 
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Votez pour le Prix du Jeune Financier 2016

 

Ce prix récompense un Jeune Financier pour ses réalisations, son parcours et son potentiel. 

 

LES NOMINÉS DE CETTE PREMIÈRE ÉDITION SONT :

 

      Anne-Charlotte MILLARD

      Directeur Administratif et Financier Adjoint

      SpineGuard

      Découvrez sa candidature

 

      Claire PEIGNEY

      Directrice Financière

      Constructions Mécaniques de Normandie

      Découvrez sa candidature

 

      Antony PRISSETTE

      Responsable Administratif et FInancier/Managing Director

      Lindal France

      Découvrez sa candidature

 

 
 
 
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Le H de la semaine #7

 

 

Mais qui vous écrit ? Des morts vivants. Partout, sur ce support, dans le fil d’actualité des réseaux sociaux, au long des blogs, notre mort est proclamée, les faire-part imprimés, les cercueils cloués.

De quelle mort parlons-nous ? Mais de la nôtre pardi, celle des cabinets de recrutement. 

Nous ont tués, nous tuent ou vont vraiment nous tuer (il y a encore on le voit là une forme de suspense) les job boards, les réseaux sociaux, Internet, le numérique, les tests psychométriques, le Big Data, le prédictif, les algorithmes  – et : l’agilité, la jeunesse, le neuf.

Vous avez peur pour nous ? Allons, allons.

Notre métier – mais pourquoi en irait-il différemment dans notre métier que dans d’autres ? – a profondément muté. Il y a vingt ans, il consistait à identifier "dans le noir le plus absolu" des candidats, à les attirer, les évaluer, les convaincre - les réseaux sociaux n’existaient pas. 

Les chasseurs avaient des lampes frontales, des cordes de rappel, des mousquetons et des rivets – la dématérialisation n’existait pas

Ils décortiquaient des organigrammes et des annuaires d’écoles, ils publiaient des annonces dans des journaux – Internet n’existait pas

Ils franchissaient à grand-peine des barrages assistantes-Polizei ou des standards-cerbère – le portable n’existait pas

Ils posaient tout type de questions à des candidats prêts à répondre à tout type de questions – le Défenseur des Droits n’existait pas

Le temps existait mais il n’était pas le même, plus long, plus dense et, en apparence, plus rassurant. Les recherches duraient des mois – et les jobs, comme le Sud, des millions d’années…

Aujourd’hui (cf. l’excellent Narcisse et ses avatars d’Yves Michaud), l’urgence a remplacé le temps, l’image les mots, l’expérience le sujet et la quantification la réflexion.

Tout est ainsi devenu mesurable, étalonnable, comparable - tout se ramène désormais à des colonnes de chiffres. Durant un match de foot, sont calculés instantanément la durée, l’intensité ou la distance de courses des joueurs, le nombre de passes réussies etc. – idem au tennis, au rugby, au basket ou en F1. Au quotidien, sont détaillés la teneur en calories de nos yaourts, tartines et petits plats, le taux d’émission de CO2 de nos voitures, la température des villes que nous avons un jour visitées, le nombre de pas que nous avons effectués, le nombre d’étages gravis, le nombre de Like et Dislike de nos publications, le nombre de nos followers…

Et vous, et nous ? Réduits à notre numéro de Sécu, nos tests psychométriques, mesures d'intelligence et niveau d'anglais, nos indices de masse graisseuse et de cholestérol le tout revisité par le Big Data : ces quelques lignes, nous-mêmes, synthétisées sous forme de code matcheront-elles - ou pas - avec les entreprises qui recrutent sur une joyeuse plate-forme d’échange planétaire ?...

Et si on songeait un instant, un seul instant, que les choses ne sont pas aussi simples, que nous les hommes échappons (pour quelques années, décennies ?) au pouvoir de la machine, du Big Data et des algorithmes ?

Il semblerait que lors d'une récente élection outre-Atlantique, un homme a été donné battu par toutes les machines, par tous les algorithmes et dans toutes les situations ; cet homme a été élu. Il semblerait qu’un krach planétaire a pu intervenir en 2008 alors même que tous les ordinateurs de toutes les banques dans le monde compilaient et processaient des zettaoctets de chiffres et d’indicateurs ; ils n’ont rien vu.

Les deux chercheurs d'Oxford qui ont travaillé sur l'impact de la numérisation sur l'emploi se sont interrogés sur la capacité d'un ordinateur à concevoir une bonne blague : leur conclusion a été qu'il en est incapable. De même ont-ils jugé que toutes les tâches mettant en jeu l'intelligence sociale ou affective n'étaient pas près d'être informatisées. "Scanner, cartographier et numériser le cerveau humain est une possibilité, mais qui reste à l'heure actuelle très théorique" ont-ils conclu.

Bref, l'homme est toujours plus fort que la machine, la réflexion plus pertinente que les seuls chiffres ou tests, le sens et la vision que nous leur donnons plus importants que tout. Nos vies sont remplies d'existences qui échappent à l'essence et défieront encore longtemps les algorithmes et le Big Data...

Mais qui vous écrit ? Des consultants en Talent Acquisition et Talent Management chez Hudson bien vivants...

 

Marc Puyoulet, Directeur Général Hudson France

 
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H'Drives

 

 

Hudson vous propose de participer à notre étude sur les leviers de motivation et de performance au travail !

H’Drives

Une étude pour décoder les leviers de motivation des Y par rapport à leurs aînés X et Baby Boomers

Après « Le choc des générations » publiée en novembre 2014, étude basée sur les attitudes professionnelles, nous avons choisi d’orienter nos recherches vers la motivation… des Y. Pourquoi ?

Parce que c’est la motivation qui inspire, encourage et stimule le niveau d’implication des collaborateurs. Parce que c’est la motivation qui pousse aux accomplissements les plus aboutis, au dépassement de soi et contribue aux plus belles réussites.

La génération Y (et bientôt la Z) a rejoint le monde du travail. Elle bouscule les habitudes des managers. Elle modifie en profondeur la gestion des ressources humaines. Plus encore que pour les générations précédentes, la motivation apparait désormais comme l’élément clé de la performance des Y dans un monde qui leur ressemble, complexe, vulnérable, changeant.

 

POURQUOI PARTICIPER ?

Parce que c’est une occasion unique de participer à une étude d’envergure, ouverte à toutes les entreprises, sur un sujet majeur, qui embrasse de nombreux aspects de l’entreprise : qualité de vie au travail, création de valeur, avantages concurrentiels…

Parce que vous trouverez des pistes de réponse à la question : « Quelle stratégie de motivation efficace déployer dans mon entreprise ? »…

Parce que vous aurez un retour sur investissement sur le plan du management et de la gestion des ressources humaines…

Parce que les collaborateurs sollicités pourront mieux comprendre ce qui stimule leur performance et leur épanouissement professionnels…

Parce que vous bénéficierez des résultats en avant-première… mais aussi parce que cette étude ne vous demandera qu’un minimum d’investissement en termes de temps…

 


Notre étude sera basée sur les résultats du questionnaire on-line MDQ [Motivational Drives Questionnaire], exclusivement développé par le centre de R&D d’Hudson. Le MDQ est un questionnaire on-line dont le temps de passation est estimé à environ 15/20 mn.

Ce questionnaire, construit autour de 15 leviers de motivation, a pour objectif de mettre en lumière les facteurs qui stimulent un collaborateur à donner le meilleur de  lui-même dans son activité professionnelle.


 

UN PANEL REPRESENTATIF

Notre panel comprendra au moins 600 personnes et sera composé exclusivement de cadres et cadres supérieurs répartis équitablement :

  • 200 cadres | Génération Baby Boomers
  • 200 cadres | Génération X
  • 200 cadres | Génération Y
 
 
NOS ENGAGEMENTS
  • Vous délivrer les résultats de l’enquête en avant-première 
  • Envoyer, à chaque collaborateur participant à l’étude, ses résultats et lui proposer, s’il le souhaite, une restitution par téléphone
  • Ne pas divulguer ou communiquer les résultats de l’étude en citant le nom de votre entreprise sans accord au préalable de votre part
  • Assurer la confidentialité totale des résultats de tous les participants à l’étude
  • Vous transmettre un kit de communication afin que ce projet ne soit pas une charge supplémentaire pour vous et vos équipes. 
  • Vous proposer de faire une cartographie des résultats de votre équipe vs l’ensemble du panel afin que vous puissiez l’exploiter comme un véritable outil de GRH. 

 

CONTACTEZ-NOUS POUR EN SAVOIR PLUS ET POUR PARTICIPER !

Nicole Prud’hommeDirectrice Département Talent Management

Alexandra ApostolescuResponsable d’Activité

Florence ChateauConsultante Senior

François CachetDirecteur du Développement

Audrey GiraudResponsable Marketing & Communication

 
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Le H de la semaine #6

 

 

Difficile en ce jour de ne pas écrire sur l’élection de Donald Trump. Difficile même si nous ne sommes pas politologues, encore moins experts en politique américaine. Ce que nous écrirons relèvera donc de l’humeur, qui reste le principe fondateur de notre billet, de l’approximation revendiquée et des liens, plus ou moins directs, que nous pouvons établir entre les résultats de cette élection et notre métier de recruteur et de coach.

Depuis hier, le monde est sidéré. Après le Brexit (Charybde), Trump (Scylla) ? Il y a 8 ans, l’Amérique donnait au monde, à nos démocraties, à notre vieille Europe un signe qui avait été jugé inouï et magnifique  en portant Barack Obama à la Maison Blanche : le cool, incarné par cet homme métis, incroyablement brillant et séducteur, était en marche. 8 ans plus tard, hier donc, la même Amérique (vraiment la même ?) raturait rageusement cette proposition : le cool était battu à plate couture, et a déboulé qui on sait.

Cette victoire, celle de ce milliardaire hâbleur, menteur, provocateur, profane en politique, nul ne l’avait vu venir : il était pris dans l'ensemble des médias au mieux pour un bouffon, au pire pour un bouffon.

Une colère couvait pourtant, une incompréhension sourde devant le monde tel qu’il est devenu, complexe, changeant, incertain, imprévisible - injuste. Les gagnants d’hier, une classe ouvrière méritante qui à force de travail dans une économie porteuse était devenue moyenne et un peu plus, ont soudain été brutalement confrontés à la disparition du travail, des usines, de villes entières (rayées de la carte), à la flambée du chômage et de la précarité, à la stagnation des salaires et à la montée conjointe des inégalités (chez eux) et de la prospérité (chez les autres).

Un homme, cet homme, Donald Trump, a su capter cette colère, le plus souvent exprimée par des hommes blancs, mal cartographiés par les sondeurs, dans la force de l’âge ou celle-ci dépassée, des hommes délaissés et méprisés par les élites des côtes est et ouest aisées, éduquées, libre-échangistes, ouvertes aux idées humanistes et démocrates.

Pourquoi ces électeurs déboussolés ont-ils voté Donald Trump alors que, richissime, hors sol, aussi étranger à leur monde que l’était sans aucun doute Hillary Clinton, il n'apportera jamais à leurs attentes angoissées des réponses concrètes, solides et durables ?

Parce que les électeurs, dans la solitude de l’isoloir, choisissent le plus souvent un candidat... avec leurs émotions et leurs tripes... et en l'occurence leur colère, leur frustration, leur rage et un sentiment de revanche…

En amour, nous choisissons nos partenaires… avec nos sentiments et notre cœur… parce qu’il n’y a pas de raisons d’aimer, on n’aime pas pour ceci ou pour cela, c’est parce qu’on aime que l’on trouve une femme bouleversante ou un homme irrésistible, et non parce qu’elle ou il est bouleversante ou irrésistible qu’on l’aime… La preuve est d’ailleurs que la plupart des autres (amis, parents, proches) ne sont que rarement bouleversés par la femme ou l’homme que nous aimons…

En recrutement, nous, consultants en recrutement et clients pour lesquels nous travaillons, choisissons nos candidats… avec notre raison et notre tête en fonction du poste à pourvoir, du contexte du recrutement, de l’entreprise et, en miroir, des qualités des candidats, de leurs motivations, de leur expérience accumulée, de leur personnalité…

Un cabinet de recrutement tel qu’Hudson aurait-il présenté Donald Trump ? L'aurait-il présenté au vu de son parcours, de qui il est et du poste à pourvoir, des enjeux qui sont ceux de l’Amérique et du monde en ce début du 21ème siècle, de sa complexité infinie et de ses exigences ?

Laissons aux Etats-Unis, qui l'ont recruté, le soin de répondre dans les mois et les années qui viennent.

 

Marc Puyoulet, Directeur Général Hudson France

 
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OPERATION COUP DE POUCE 2016

 

 

Pour la 9ème année consécutive, Syntec Conseil en Recrutement lance l’Opération Coup de Pouce à laquelle Hudson s'associe de nouveau. Nous recevrons cette année des candidats cadres en recherche d’emploi depuis plus de 6 mois. 

Chez Hudson, à Paris mais aussi dans nos bureaux en région, nous ouvrirons nos portes à une trentaine de candidats qui bénéficieront d'un entretien individuel d'au moins 1 heure. L'objectif pour ces candidats est multiple : 

  • bénéficier de l'écoute de professionnels qui sauront déceler et faire émerger toutes les qualités, expériences et compétences à valoriser et sur lesquelles s'appuyer dans le cadre de leur réintégration professionnelle. 
  • mieux appréhender le déroulement d'un process de recrutement, et d'optimiser ainsi leur capacité de rebond professionel. 
  • recevoir des conseils sur leur recherche d'emploi : positionnement, présentation du CV, gestion de l'entretien, sensibilisation aux réseaux sociaux professionnels,... , ainsi que sur leurs projets en fonction de leur expérience du marché et des secteurs d'activités concernés. 
  • Accéder aux recruteurs et ainsi démystifier l'image des cabinets. 

En résumé,  cette opération est un "coup de pouce" aux candidats qui va leur donner, ou redonner, confiance et leur permettre ainsi de rebondir avec un maximum de chances de succès ! 

 

Chez Hudson, nous positionnons nos actions RSE au centre de nos engagements.

Au cours de l'année, nous organisons différentes initiatives afin d'aider les personnes en difficulté sur le marché de l'emploi. 

Afin d'en savoir plus sur nos différentes actions, n'hésitez pas à contacter Fatima Yagoubi : fatima.yagoubi@hudson.com

 

 

 
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#INCONTOURNABLE

 

 

Cette année encore, Hudson a été classé "INCONTOURNABLE" parmi les meilleurs cabinets de conseil en recrutement en France, dans la catégorie "Les Grands Généralistes Middle Management" (Classement Leaders League 2016). 

Voici les différentes catégories au sein desquelles Hudson a été classé en fonction de sa réputation sur le marché des cabinets de recrutement français, aussi bien en middle management qu'en top management : 

 

INCONTOURNABLE 

  • Grands généralistes Middle management 

 

EXCELLENT

  • Directions Financières Middle Management 
  • Investment Banking Middle Management 
  • Asset Management & Banque Privée Middle Management
  • Consumer Goods & Distribution Middle Management 
  • Life Sciences Middle Management

 

FORTE NOTORIÉTÉ

  • Directions Financières Top Management
  • Directions Marketing & Commerciales Middle Management
  • Technologies de l'Information & Digital Middle Management 
  • Banque de Détail Top Management 
  • Assurance & Prévoyance Middle Management 
  • Conseil & Professional Services 
  • Industrie

 

PRATIQUE RÉPUTÉE

  • Direction des Ressources Humaines 
  • International

 

Acteur mondial de premier plan, Hudson aide ses clients à optimiser leur performance en partageant avec eux son expertise, sa connaissance solide de leurs marchés et métiers ainsi que des outils et techniques d'évaluation développés par son département R&D. 

Avec près de 2000 collaborateurs présents dans 20 pyas, un réseau unique de centaines de milliers de Cadres, Managers et Experts, nous disposons d'une capacité sans égale à mettre en relation talents et opportunités professionnelles en évaluant, recrutant, développant et mobilisant les meilleurs profils pour nos Clients. 

Nous combinons envergure internationale, solutions RH innovantes et professionnelles avec une approche conseil sur-mesure pour aider Entreprises et Candidats à atteindre de meilleurs résultats.

 

Contactez-nous pour en savoir plus sur nos activités ! 

http://hudson.fr/fr-fr/france

 

 

 
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Le H de la semaine #5

 

 

Auriez-vous recruté… Archibald Haddock ?

On vous laisse le soin d’imaginer la scène : Georges Rémi sort de notre bureau !

Si ce nom ne vous dit rien, songez à ces initiales : GR, inversez-les : RG, et ajoutez 3 lettres, par exemple un H et deux E  : Bingo, c’est bien Hergé. Un coup d’œil sur le calendrier ne nous rajeunit pas : nous sommes en 1940. L’Europe est en guerre mais le journal du Petit Vingtième continue de tourner – et les aventures de Tintin de lui assurer un succès inédit.

Le problème que nous soumet Hergé a les apparences de la simplicité comme le sont sa langue, précise, et ses intentions, aussi claires que la ligne dont il est l’inventeur en BD. Hergé est un homme doux et affable, souriant, peu loquace ; on a l’impression fugace que, soudain et comme par enchantement, notre bureau s’est rempli de phylactères et de personnages calmes aux couleurs vives... Tintin, son héros, dont de Gaulle dira qu’il fut son seul rival international, a dès l’origine un compagnon on ne peut plus vivant, Milou, et quelques autres, moins vivants mais qui font sa signature : sa houppette, son pull bleu, ses pantalons de golf – sans parler de sa curiosité, de sa vivacité, de son intrépidité ou de son sens de la justice et de la déduction. Mais est-ce suffisant pour mener à bien les 16 aventures qui iront du Crabe aux pinces d’or (1941) aux Picaros (1979) ? Non, bien sûr que non. Il manque quelque chose, ou plutôt quelqu’un, un personnage qui détone, haut en couleurs, hors norme qui établisse avec Tintin un contraste vif et net - ce dernier, par-delà sa qualité de héros (et les vertus qui vont avec), apparaissant lisse, neutre, sans aspérité.

A propos des aventures de Tintin, dont on sait qu’elles comptent des fans absolus (philosophes, sémiologues, scientifiques, écrivains), on a évoqué la Comédie humaine de Balzac ou la Recherche de Proust : ce sont des œuvres à la richesse inouïe qui s’étendent sur plusieurs décennies, composées de personnages qui vont et viennent de livre en livre (ou d’album en album) se métamorphosant, se densifiant, se complexifiant – même si chez Hergé, magie de la BD, ils ne vieillissent jamais...

A la suite de la visite d’Hergé, on a repris les premières aventures de Tintin (sans Haddock donc) : elles sont déjà épatantes. Certes, on peut discuter de la place qu'y occupent les Soviets, une sorte d’œuvre avant l’œuvre, ou le Congo, vivant mais mineur (et qui en outre a fait débat). Mais le diptyque Cigares/ Lotus est un sommet, comme sont excellents l’Oreille cassée, l’Ile noire ou le Sceptre d’Ottokar. Il s’agit de récits à la maîtrise extraordinaire construits autour d’énigmes, d’objets (fétiches, sceptres, cigares, clés…), de symboles et de dilatoires (retards, équivoques, embûches, contresens…).

À les lire, on comprend néanmoins qu’Hergé ait besoin d’un appui supplémentaire, comme s’il s’agissait de muscler durablement son Comité de direction où figureront bientôt Tryphon Tournesol (recruté pour le Secret de la Licorne), Bianca Castafiore (recrutée pour le Sceptre d’Ottokar) ou les Dupont et d (présents dès le Congo).

Recrutez moi quelqu’un qui ait du caractère. Je compte sur vous - nous a rappelé Hergé en nous quittant.

Une première recherche, assez large, nous a fait rencontrer…

Obélix (apparu en 1959, d'emblée associé à Astérix et… Idéfix) : il nous a semblé trop décalé et pour tout dire un rien sommaire, avec ses braies blanches, son obsession des sangliers et de la potion magique…

Jolly Jumper et Rantanplan (associés à Lucky Luke dès 1946) : des animaux, encore, quand Tintin a déjà Milou pour compagnon fidèle…

le Marsupilami, créé en 1952 par Franquin pour l’associer à Spirou et Fantasio : comment dire ?... candidat hors norme ?... Voilà, disons-le ainsi : hors norme…

… et puis un soir, un peu par hasard, nous avons rencontré un candidat, un homme assez incroyable, manifestement alcoolisé, ancien capitaine de transatlantique, du sister-ship du Titanic et du Britannic, l’Olympic (même bateaux, mêmes caractéristiques, mêmes tonnages et même luxe), qui avait essayé en vain de secourir les passagers du Titanic en 1912, arrivant trop tard sur les lieux pour les sauver mais assez tôt pour en découvrir des centaines, noyés, à moitié congelés, dérivant sur l’océan. Cet épisode douloureux avait contribué à briser sa carrière et l’avait précipité du jour au lendemain dans le whisky, la misère et l’effroi. Il s’agit ici du (vrai) capitaine Haddock, citoyen britannique mais qui a renoncé à sa nationalité, s’inventant même un improbable ancêtre français, qu’accompagnent un langage fleuri (dont on dira, sans doute à tort, qu’il aurait été inspiré par les écrits les plus funestes de Céline), des blessures, une épaisseur et un pouvoir comique qui d’emblée nous ont plu. 

Pourquoi, sur la base de cette impression, avons-nous présenté cet Haddock-là à Hergé, qu’est-ce qui nous a pris ? Pourquoi Hergé l’a-t-il à son tour retenu ? Comment Haddock, ce candidat décalé, que nous avons tous découvert dans un très sale état dans le Crabe aux pinces d’or, alcoolique, manipulé par ses marins, est-il devenu Archibald Haddock, le personnage le plus attachant et le plus comique des aventures de Tintin ? Quel est, au fond, le secret des recrutements réussis ?

Pour répondre à ces questions, il faut songer à ce que nous ne cessons d’écrire au long de ces billets : en synthèse, et pour parodier Sartre, nous pensons que l’existence précède l’essence. Peu importe le passé du capitaine Haddock, ce qu’il était quand nous l’avons rencontré, ses échecs, sa déveine, son état ; peu importe ce qu’il était quand il est apparu dans le Crabe aux pinces d’or, enfermé dans sa cabine et prisonnier de sa bouteille de whisky. Haddock va devenir ce qu’il est grâce à Tintin, son écoute, sa bienveillance, son goût du mouvement. Il va devenir ce qu’il est grâce aux inventions de Tournesol (et à l’argent qu’il en tirera pour acheter le château de Moulinsart), à Nestor, à Milou, à la Castafiore... Il va devenir ce qu'il est grâce à Hergé, à son génie, à la vie qu’il lui prête et aux millions de lecteurs qui vont craquer sur lui jusqu’à en faire le plus attachant compagnon de Tintin, une sorte de revers ronchon, colérique, pleutre, défaillant mais incroyablement vivant… Et c'est l'honneur de notre métier de savoir reconnaître ces candidats parmi des centaines d'autres et dès lors de leur proposer des postes à leur (dé)mesure...

 

Marc Puyoulet, Directeur Général Hudson France

 
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Le H de la semaine #4

 

 

L’anecdote est connue, en tous les cas des amateurs d’Henry James et de quelques autres, elle a été rapportée à de nombreuses reprises, elle est merveilleuse. Il faut imaginer le décor, nous sommes à la fin d’une après-midi d’automne, au 19ème siècle, dans les environs de Boston, une jeune fille qui chantonne pousse sur une balançoire qui grince un jeune garçon qui est son frère, il remarque : « Je crois qu’on peut appeler ça du plaisir dans les difficultés ».

La jeune fille est Alice James, son frère Henry. Ils sont issus d’une famille américaine d’intellectuels fortunés, Henry deviendra un des plus grands écrivains britanniques et William, son frère, un des plus grands philosophes américains.

Du plaisir dans les difficultés note le jeune Henry… 

Du plaisir ? Un entretien de recrutement, ou professionnel, avec un d’entre nous, consultants d’Hudson, doit toujours être un moment de plaisir, sinon de joie (rappelons-nous Spinoza).

Dans les difficultés ? On pourrait écrire une histoire des entretiens de recrutement par pays, régions, métiers, profils, tranches d’âge. A moins de 30 ans, en dépit du chômage, de la précarité, des stages qui s'enchaînent parfois, la vie est encore devant soi. Bien sûr, on a déjà accompli des choix, mené des études, pris des décisions, ils nous ont entraînés dans des directions, un certain type de métier, d’entreprise, de carrière, sans doute s’est-on alors fermé des portes, mais quelque chose en nous bouge, un appétit, une volonté, les deux indomptables, qui nous disent que tout est (encore) (toujours) possible, que rien n’est (encore) (jamais) perdu. Passés quarante-cinq, cinquante ans, c’est une autre musique, plus mélancolique, qui joue en sourdine, où ? On ne distingue pas l’orchestre, seule sa musique est perceptible. On a accumulé une expérience significative, qui s’étale sur les deux pages du CV que le consultant détaille, on a fondé un foyer, gravi les échelons de son entreprise mais a-t-on l’impression d’avoir fait les bons choix, vécu comme on l’entendait, accompli nos rêves de jeunesse, réalisé ce à quoi on se croyait destinés ? 

Chez Hudson, nos coachs ont souvent, discrètement posés sur une étagère ou une table basse à portée, des mouchoirs qui servent plus souvent qu’on ne croit (ils sont alors tendus avec tact, quasi distraitement, un peu comme si on les trouvait là par hasard) car en outplacement, en coaching, en 360, ce genre d’émotions remontent, sur le thème Qu’ai-je fait – ou n’ai-je pas fait – de ma vie ?, Qu’ai-je loupé ?, ce genre d’émotions remontent, irrépressibles, et les larmes qui vont avec.

Une des plus belles nouvelles d’Henry James est incontestablement La Bête dans la jungle. Elle raconte la vie, ou la non vie, d’un homme, John Marcher, qu’épouvante le songe, vague mais précis, qu’un événement tragique va surgir et anéantir son existence. « Une chose imprévisible l’attendait cachée dans les plis et les replis des mois et des années, telle une bête fauve tapie dans la jungle ». Au risque d’être broyé, John Marcher attend cette chose aussi improbable que certaine, terrible évidemment, qui occupe en entier le cours de ses jours et la trame de ses nuits ; sa venue le fera passer d’une non vie, une vie suspendue, hors les murs, à une vraie vie, aussi « effroyable » fut-elle. Une femme, Mary Bartram, est la seule à partager ce lourd secret qui est d’autant plus épuisant que rien n’advient, « les années passent et le coup ne s’abat pas » ; entre-temps il sollicite toute l’attention de Marcher, toute son énergie, toutes ses pensées. La vie de John et de Mary se consumera ainsi jusqu’à la mort de Mary. Venu se recueillir sur sa tombe, John Marcher croisera alors, s’occupant d’une tombe voisine, le regard d’un homme en proie au deuil récent de sa compagne. Cet incident aura valeur de révélation, il sera foudroyé par l’idée (c'est la Bête qui est survenue) qu’on peut qualifier de Trop tard. « Il avait vu en dehors de sa vie, et il ne l’avait pas appris de l’intérieur, la façon dont une femme était pleurée quand elle avait été aimée pour elle-même ; telle était la force de sa conviction sur la signification du visage de l’inconnu. Cette conscience ne lui était point venue sur les ailes de l’expérience ; elle l’avait frôlé, bousculé, renversé avec la désinvolture du hasard. Mais maintenant que l’illumination avait commencé, elle brillait jusqu’au zénith, et ce que Marcher put bientôt scruter, ce fut le vide de sa vie. » C’est en quelque sorte en se préparant à cet événement « fantastique » qu’il n’est rien arrivé à John Marcher : au lieu d’aimer Mary comme elle l’aimait, au lieu de vivre avec elle et dès lors d’être heureux ou malheureux avec elle, il l’a ralliée au combat improbable d’une rencontre hypothétique alors que Marie était  – et lui aussi… 

Comme l’écrit Daniel Cohen, « avec le divorce, la perte d’emploi est l’autre facteur de souffrance constamment avivée par le monde moderne ». Chacun de nous croit, au fond de lui, pouvoir parvenir au bonheur par le travail et par l’amour : ce n’est pas toujours le cas, tout un jeu de forces contraires nous en empêchent, les erreurs, d’autres désirs, nos failles, hésitations et faillites individuelles, des obstacles que rien n'annonçait et qui nous font trébucher. C’est pourtant en avançant, en se trompanten vivant au contraire de John Marcher, en existant au sens sartrien du terme, qu’on s’approchera au plus de la vérité et du bonheur - dans le plaisir et les difficultés.

 

Marc Puyoulet, Directeur Général Hudson France

 
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